Sortie de l’album Made in Sénégal : Baobab prépare son retour en studio pour octobre

En marge de leur prestation remarquée mercredi soir au Festival international de jazz de Saint-Louis, les membres de l’Orchestra Baobab ont levé le voile sur leur prochain album. Titre, collaborations, calendrier : les contours d’un projet très attendu se précisent.

Par Malick GAYE – C’est en quelques mots glissés au micro, après une heure de concert qui avait déjà tout dit, que Mountaga Koïté, doyen de l’Orchestra Baobab, a lâché l’information. Un nouvel album est en préparation. Son titre : Made in Sénégal. Sa date de sortie, désormais fixée : octobre 2026, sur le label britannique Strut Records. «Normalement, ça devait sortir au mois de mars», reconnaît Mountaga Koïté, sourire en coin. «Vous comprenez, des fois, pour bien faire les choses, à chaque fois, il faut recommencer», ajoute-t-il. Une exigence assumée, cohérente avec l’identité d’un groupe qui, en plus de cinquante ans d’existence, n’a jamais sacrifié la qualité à la vitesse.
Le projet s’inscrit dans la continuité de Made in Dakar, précédent opus acclamé par la critique internationale. Fidèle à son Adn métissé, l’Orches­tra Baobab a cette fois encore misé sur les collaborations transnationales pour nourrir sa musique. Parmi les noms évoqués : Baba Maal et peut être avec Akon, et potentiellement le chanteur Wally Seck, présenté comme «notre fils» par Mountaga Koïté. «Par rapport au calendrier, c’est un peu difficile, mais en tout cas, c’est calé», précise-t-il.
Korka Dieng, première femme à intégrer le groupe et révélation de la soirée saint-louisienne, sera bien de la partie. «Korka a déjà fait ses morceaux, tout est enregistré. Il ne reste plus que la sortie», confirme le doyen. Une sortie que deux singles, prévus cet été et en septembre, viendront préparer avant la mise sur le marché de l’album complet en octobre.
Made in Sénégal s’annonce ainsi comme bien plus qu’un simple disque. Pour un groupe qui revendique une musique universelle, sans frontières, nourrie de mbalax, d’afro-cubain et de musique mandingue, cet album sera aussi un manifeste : la preuve que le patrimoine musical sénégalais, soigneusement transmis de génération en génération, peut encore conquérir le monde.



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