Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko, Sweet et pas fin…

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, peine à cacher son désarroi… Son dithyrambique hommage au Président Wade, aux dernières nouvelles, frais centenaire à l’avenir radieux, relève surtout du reniement de la profession de foi de Pastef dont l’un des obtus leitmotiv -la reddition des comptes- inscrit en gras, est de fusiller tous les anciens chefs d’Etat sénégalais qui conduisent depuis les indépendances le pays à sa perte, en vivant grassement du sang de la populace.
En bon Sérère, il lui arrive même d’user de l’allégorie du couscous arrosé de la sueur des gens de peu.
Bassirou Diomaye Faye, le disciple ultime de Ousmane Sonko, cheville ouvrière du raz-de-marée pastéfien, doit mesurer l’étendue du désastre, depuis les hauteurs de la Présidence où le Renseignement dénude les impostures les plus sophistiquées.
A quel moment se rend-il réellement compte que «la voie empruntée par Pastef n’est pas la bonne», au point de s’en alarmer devant la presse récemment ? Il n’est plus le nouvel impétrant sûr de ses préjugés, qui ignore le doute raisonnable : ça vire la France et le Fmi, sanctifie la délation, dénonce le partage indécent des terres, arrête des chantiers, condamne à la place les juges.
On peut divulguer l’annonce urbi et orbi ? «Président cherche alliances désespérément»… Le clin d’œil fort appuyé de Bassirou Diomaye Faye à la tribu Wade est aussi gros que le nez au milieu de la figure. Il vient de lâcher son fier destrier, Pastef, qui lui préfère son gourou de toujours, le tout frais président de l’Assemblée nationale, Premier ministre mis à la retraite prématurément.
Le futur candidat à la Présidentielle de 2029, Bassirou Diomaye Faye, a urgemment besoin d’un appareil électoral rôdé, disséminé aux quatre coins du bateau ivre Sénégal, pour affronter en même temps ses anciens camarades de galère «souverainistes» et les revanchards de l’Apr, lesquels se délectent de la zizanie qui mine Pastef ; le Pds, ou ce qu’il en reste, de même que ses alliés qui s’abandonnent aux lambris du Palais dès l’An 2000, doivent être bien nostalgiques des fastes d’antan et ne cracheront sans doute pas sur une invitation d’honneur à revenir ventre-à-terre aux affaires.
Ces «Sopistes» indécrottables répondent «présents» à chaque claquement de doigts présidentiel : il faut dire que pour le coup, ce sont eux qui invitent le président de la République… Ousmane Sonko en sera le seul grand absent. On voit d’ici l’explication frappée au coin du bon sens des esprits chagrins : le président de l’Assemblée nationale, dauphin constitutionnel, ne doit pas se retrouver au même endroit que le chef de l’etat, afin d’éviter que toute la République soit décapitée en une pierre deux coups.
Mais ceci, on vient seulement de s’en souvenir ?
Le temps des grandes manœuvres, coutelas entre les dents, arrive bien prématurément… A ma droite, le chef de l’Etat, le téméraire Bassirou Diomaye Faye -deux épouses au compteur-, qui se sépare sèchement de son principal collaborateur, décrété d’autorité «le meilleur Premier ministre de tous les temps» dans un moment d’égarement, il y a de cela deux ans.
L’ivresse du pouvoir, sans doute…
A ma gauche, le gourou de Pastef, descendu brutalement de son piédestal de co-président de la République, contraint de débarquer sans ménagement le squatteur du Perchoir, El Malick Ndiaye, pour s’envelopper précipitamment d’immunité parlementaire en attendant la suite des événements. Trois précautions en valent mieux qu’une : le tonitruant «Guide de la Révolution», ci-devant président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, Panos pour les paresseux, dans la foulée, se fait plébisciter président du parti Pastef par un score soviétique, puis candidat à la Présidentielle de 2029, non sans avoir digéré une quarantaine de fantasques «partis-cabines téléphoniques»…
Comment doit se sentir aujourd’hui le Président Bassirou Diomaye Faye ?
Surtout après avoir perdu ses dernières illusions sur son ex-mentor, que dis-je, son leader du Syndicat des Impôts avant d’être son gourou à Pastef, dont il boit les paroles, chante la gloire et les faits d’armes près de deux décennies durant.
Il va, à cette époque exaltante, jusqu’à le défendre sur les chics plateaux de télé -ce qui lui vaut un séjour carcéral- comme dans la rue tumultueuse où il inhale de la fumée lacrymogène, histoire de batailler contre l’inqualifiable Injustice, -remarquez la majuscule- par laquelle ce défunt régime criminel de Macky Sall martyrise sa sainteté «Mou Sèll Mi».
Il lui aura tout donné, jusqu’aux prénoms de ses enfants dont l’un est dédié à l’icône du panafricanisme ; et l’autre, à son auguste mère. Vous savez bien : ce sont les sacrifices maternels que le Destin récompense à grands coups de miracles, par la gloire de la progéniture.
Quoi, vous doutez ?
Vingt ans après, le constat est terrible : comment Bassirou Diomaye Faye a-t-il pu être aveugle au point de lier son destin à pareil énergumène ?
Ils ont, ensemble, brassé tellement de vent, depuis cette Arlésienne de «Projet» en 2014 que quatre mille cadres pensent profondément, qui finit par l’inénarrable baobab de Victor Ndiaye, censé symboliser le Sénégal émergent de 2050.
Evitez de ricaner, s’il vous plaît !
Pour l’heure, la rare gloire de la République de Léopold Sédar Senghor que le peuple des 54% confie à Bassirou Diomaye Diakhar Faye, se résume à exhiber des trophées qui redorent le blason Sénégal à grands renforts de miracles sportifs en terre marocaine, malgré les déroutes diplomatiques et les fiascos économiques.
Il est permis de rêver de rédemption, certes. Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai du mal à croire en quelqu’un qui adule Ousmane Sonko deux décennies durant…
Retour vers le futur antérieur ?
Adji Raby Sarr, la rescapée de Sweet Beauté, se rappelle à notre bon souvenir… La kinésithérapeute aux mains de fée, recyclée apothicaire, pardon, biologiste, vient de lancer sur le marché une huile de massage. Selon les légendes urbaines, l’onguent magique serait composé, entre autres, de graisse de boa. Un kiosque devrait être installé au Musée de l’Ifan Théodore Monod, lequel abrite une truculente exposition permanente sur les savoirs traditionnels, dans l’esprit de notre si chère Teranga…
Pour les commandes en gros, Docteure Adji Raby Sarr exige un paiement par Kopar Express.
YSénégalaiseries



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