Tensions au Parti socialiste : «Dundal Ps» charge Aminata Mbengue Ndiaye

Alors que des démarches de conciliation avaient été engagées, les initiateurs du manifeste «Dundal Ps» dénoncent l’obstination et la gestion clanique de la Secrétaire générale. Menacés de sanctions disciplinaires, les frondeurs mettent en garde contre une rupture définitive au sein du Parti socialiste.

Rien ne va plus à la maison de la rue Colobane. Malgré une tentative d’apaisement initiée par des personnalités du parti, la fracture s’élargit irréversiblement entre la direction du Parti socialiste (Ps) et le courant frondeur rassemblé autour du manifeste «Dundal Ps – Faire revivre le Ps». Dans un communiqué au ton particulièrement vif rendu public ce 18 août 2026, les réformateurs accusent la Secrétaire générale de violer les engagements pris lors de médiations récentes et de s’enfermer dans une gouvernance parallèle et d’exclusion.
Pour étayer leur colère, les initiateurs du manifeste énumèrent une série de griefs récents. Ils dénoncent notamment la mise en place d’un cercle restreint gravitant autour de la résidence privée de la Secrétaire générale, où se décideraient désormais les orientations majeures au détriment des instances légales du parti. Selon eux, cette gestion «clanique» s’est traduite par l’exclusion des femmes contestataires lors de la création du Réseau des femmes socialistes en juillet dernier, ainsi que par des tentatives d’éviction lors de l’hommage rendu à Ousmane Tanor Dieng.
La goutte d’eau qui fait déborder le vase repose sur deux points de friction majeurs : la fixation unilatérale des dates du Bureau politique sans consultation préalable, mais surtout la création d’une commission de discipline visant à sanctionner les frondeurs. Les contestataires dénoncent également l’opposition de la direction à leur présence au sein du comité d’organisation des 50 ans de l’Internationale socialiste en Afrique.

La menace d’une rupture irréparable
Face à ces sanctions disciplinaires imminentes, les signataires de «Dundal Ps» élèvent la voix : la convocation du moindre d’entre eux devant cette instance jugée illégitime sera considérée comme un «casus belli». Refusant de voir le parti historique de Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf et Ousmane Tanor Dieng s’effondrer dans l’immobilisme, ils annoncent le maintien de leurs activités de terrain auprès des militants. Alors que les échéances électorales approchent, la crise interne du Ps semble plus que jamais menacer l’unité de la formation politique.



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